Chansons pour rire

Le Carnet de l'Adelphine C.
Chanson de Mensonges

Je vais me promener (bis)
Au bord de la rivière,
Bon la ri cou la la
Je vais me promener
Au bord de la rivière

Je rencontre un cerisier (bis)
Qui était couvert de prunes, etc

Je vais le secouer, (bis)
Il en tombe des figues etc.

Je vais les ramasser, (bis)
Ce sont des pommes de terre etc

Ma dame appelle son chien (bis)
Son coq vient me mordre, etc.

Il me mord au mollet (bis)
J'en saigne à l'oreille, etc.

Non pas saigner du sang (bis)
J'en saigne du vinaigre, etc

Je cours chez le pharmacien, (bis)
J'enfonce la porte ouverte etc

Je rentre à la cuisine, (bis)
Le cochon fait la soupe etc

Je monte dans la chambre (bis)
La vache change de chemise etc.

Je regarde sous le lit (bis)
Les rats jouent de la mandoline, etc

Les mouches au plafond, (bis)
Qui se tordent de rire, etc.

Elles en rirent tellement (bis)
Qu'elles se cassèrent les quilles etc.

On les mène à l'hopital (bis)
Avec trente six béquilles,
Bon la ri cou la la
On les mène à l'hôpital
Avec 36 béquilles

Chanson de Mensonges (2)

L'autre zor de me promena (bis)
To le long de cho grand prâ.

L'autre jour je me promène!
Tout le long du grand pré

Veni tui vère !
To le long de cho grand prâ
N'y veni pâs.

Venez tous voir !
Tout le long de ce grand pré
N'y venez pas !

D'ai reincontra due lemaces
Qué laboravan lou pra.

J'ai rencontré deux limaces
Qui labouraient un pré

Lo bouvier que le menave
Ne saieve pa le governa

Le bouvier qui les menait :
Ne savait pas les conduire.

Le pecave pe le coasse
La segnava pe lo na.

Il les piquait aux cuisses
Elles saignaient par le nez

D'ai reincontra douè polaille
Que venivon de la sâ

J'ai rencontré deux poules
Qui venaient d'acheter du sel

J'ai reincontra una fena morta
Que taconave son foéda

J'ai rencontré une femme morte
Qui raccommodait son tablier

Elle aviéve perdu son ullie
E la sarseva avei lo na

Elle avait perdu son aiguille  
Elle la cherchait avec le nez

La pour ullie sist trova draita
Gli a peca lo beu du na.

La pauvre aiguille s'est trouvé debout,
Lui a piqué le bout du nez

M'en alavo laborar

M'en alavo laborar
Vers la plus autas combas

Bon ladrito la la
M'en alavo laborar
Vèrs la plus autas combas

Je m'en vais labourer
Vers les plus hautes combes. Bon...

Emportavo mos bœufs
E trinavo mas joclias Bon...

J'emportais mes bœufs
Et traînais mes courroies

Passéro sotz un figuier
Qu'es recuvert d'epongeas. Bon...

Je passai sous un figuier
Qu'était couvert d'éponges. Bon...

Lè fotero mon bato
M'en chèyit tres maiossas. Bon...

J'y fichai mon bâton
Il en tomba trois fraises. Bon…

Lo mètre dou chatè
M'envoia son chin mordre. Bon...

Le Maître du château
M'envoya son chien mordre. Bon…

Me mordit au talo,
Sainavo pèr l'aurelha. Bon...

Me mordit au talon
Je saignai par l'oreille. Bon…

Si dins ma chanso
Li a un mot de veritat
Volo bien qu'ils me pènden
Bon ladrito la la
Si dins ma chanso
Li a un mot de veritat
Tant pis serai pendu

Si dans ma chanson
Il y a un mot de vérité
Je veux bien qu'on me pende
Bon ladritou la la
Si dans ma chanson
Il y a un mot de vérité
Tant pis je serai pendu

Les Trois Commères

Nos étion ben tré commaré (bis)

Tote tré d'on bon volay, (1)

 Tiralon, tiralai, tiralon tin tay,

Tote tré d'on bon volay.

 

No se dziron l'onna à l'atra :

« Commar' de cy, commar' de lay. »

 

S'en allave à l'auberge,

A L'auberge des Tré Rey.

 

Itié (1) on n'y bey pas piquéta :

 On n' bey rin que de bon nay. (2)

 

N'in buiron ben quinze pintos,

Atant du blan que du nay.

 

Quand en n'in furont ben chules, (3)

S'accapiront pe lou pey. (4)

 

Ionna (5) tomba dien le findré, (6)

S'é tota couéta lou dey. (7)

 

Ionna tomba dezo la table,

L'atra contro la paray. (8)

 

Que vont dire noutros omos ?

On les pille à tort, à dray.

 

Los omos les ecutavon,

 Al arrivon to lou trey.

 

Al attrapon ona barra,

N'en foton su tote le tray.

(1) Ici. — (2) De bon noir (de bon vin rouge). — (3) Saoules. — (4) S’attrappèrent par les cheveux. —(5)L'une. — (6) Cendres. — (7) S'est toute cuit les doigts. — (8) La paroi, le mur.

Marguerite elle est malade

Marguerite elle est malade,

Il lui faut le médecin.

Marguerite elle est malade,

Il lui faut, ho, ho,

Il lui faut le médecin.

 

Médecin par sa visite

Lui a défendu le vin.

Médecin par sa visite

Lui a dé, hé, hé,

Lui a défendu le vin.

 

Médecin, va-t'en au diable,

Puisque tu défends le vin !

Médecin, va-t'en-t-au diable,

Puisque tu, hu, hu,

Puisque tu défends le vin !

 

J'en ai bu toute ma vie,

J'en boirai jusqu'à la fin.

J'en ai bu toute ma vie,

J'en boirai, hé, hé,

J'en boirai jusqu'à la fin.

 

Si je meurs, que l'on m'enterre

Dans la cave où y-a du vin.

Si je meurs, que l'on m'enterre

Dans la ca, ha, ha,

Dans la cave où y a du vin.

 

Les pieds contre la muraille,

La tête sous le rubin ;

 Les pieds contre la muraille

 Et la tê, hé, hé,

La tête sous le rubin.

 

S'il en tombe quelques gouttes,

Ça sera pour me rafraîchir ;

S'il en tombe quelques gouttes,

Ça s'ra, ha, ha,

Ça s'ra pour me rafraîchir.

 

Mais si le tonneau s'enfonce,

J'en boirai à mon plaisir ;

Mais si le tonneau s'enfonce,

J'en boirai, hé, hé,

J'en boirai à mon plaisir.

Le Père Bacchus

Le pèr'Bacchus à la saison dernière
A ses enfants voulut faire un présent
Bon, bon, bon !
Il leur dit : "Mes enfants, buvons à tasses pleines
Car le paradis, laïra (bis)
Car le paradis aux ivrognes est promis."

Ma p'tit Brigitte, ne fais pas tant la fière
Car tes appas ne les séduiront pas.
Bon, bon, bon !
Ni tes vertus ni tes belles manières
Ne valent pas, laïra (bis)
Non, ne valent pas le bon vin que je bois

Ne faisons pas comme la première femme
Qui fut trompée par sa chère moitié.
Bon, bon, bon !
Elle fut trompée par une pommes,
Amies soyons plus fines, laïra (bis)
Amies soyons plus fines, et buvons du bon vin.

Trois bonnes buveuses à l'ombre d'une treille
Valent mieux que dix mille amoureux
Bon, bon, bon !
C'est en buvant qu'on fait des merveilles
Tandis qu'en aimant, laïra (bis)
Tandis qu'en aimant on meurt en languissant.

Prière

Pater Noster qui est en haut
En lui notre seuls espérance
Dans ce monde, rien de nouveau
Que du bon vin en abondance.
Ah ! Prions qu'il nous envoie
A chacune un plein sac d'écus,
Et puis nous chanterons ces mots
Sanctificetur.

Nomen tuum : Tiens le voilà,
Lorsqu'on entre en rigolade,
Lorsqu'il y a du bon vin sur la table,
Partout il se fait réclamer.
Ah ! Prions le qu'il nous envoie
A chacune un demi-million
Et ouis nous chanterons ensemble :
Adveniat regnum tuum

Fiat volontas tuas :
Soit fait au ciel comme à la terre.
Donne-moi la paix si je bois :
Je ne demande pas la guerre
De ce bon vin qui nous réveille,
Buvons, amies, chères commères
Puisqu'il y a dans ce verre
De quoi tremper panem nostrum

Quotidianum s'est enivrée,
Un jour étant dans la débauche,
Da nobis hodie avec elle
Qui buvait à droite et à gauche
Quand elles ont assez bu et ri
Se sont trouvées toutes les deux grises
Elles en ont rejeté la faute
Sur debitoribus nostris.

Et de nos, une grande soularde,
Et Inducas, sa commère,..
Elles ont bu à la santé de
Tentationem qu'était malade
Ah ! Prends ton verre ! A moi le mien !
Commères, n'y laissons rien,
Et répétons toujours ces mots :
Sed libera nos a malo.

Les Femmes qui font la noce

Lie avie tres fenas es Crotas (bis)
Que parlavon far de crousets
E douas e una
Que parlavon far de crousets,
E douas e tres
Quinze kiloues de farina (bis)
Pre n'en faire un pau pus'spes...
Quinze kiloues de fromage (bis)
Pre les faire un pau foutets...
Quinze kiloues de vinassa (bis)
S'empeguer toutes tres
S'en aneron a la messa bis)
Tireron tres cent pets...
Lou santa preire se revirz (bis)
N'en crebessias toutas tres...
N'en disia rèn o moun sant ome (bis)
N'aven encaro pus'spes
...n'en durava (bis)
Restarie pas un arbre drech.

Il y avait trois femmes aux Crottes
Qui parlaient de faire des crozets
Et deux et une...
Qui parlaient de faire des Crozets
Et deux et trois.
Quinze kilos de farine (bis)
Pour les faire plus épaisses.
Quinze kilos de fromage (bis)
Pour les faire un peu plus forts
Quinze kilos de vinasse (bis)
Elles se saoulèrent toutes trois
Elles s'en allèrent à la messe (bis)
Tirèrent trois cent pets
Le saint prêtre se retourne (bis)
Vous en creviez toutes trois !
N'en dites rien oh mon saint homme
S'en avons encore de plus épais
Si l'affaire avait duré (bis)
Ne resterait plus un arbre debout.

Jaquety de La Sandrine

Chansons pour rire, chansons absurdes, chansons d'après boire... Décompresser, décompresser… Médire, boire, manger, danser, chanter des horreurs rien de tel pour reprendre des forces, affronter le quotidien d’un bon pas. Les chansons qui suivent - chansons de mensonge maniant brillamment l'absurde ou chansons gaillardes - sont de petites merveilles à chanter à gorge déployée, faux de préférence, sans trop se soucier des paroles  qui  ne demandent d'ailleurs qu’à être modifiées, adaptées aux circonstances, sans autre frein que l’impérieuse nécessité de marquer une pause pour boire encore un petit verre de Bernin ou de Condrieu pour s’éclaircir la gorge. La Sandrine

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