Chanson de la Pauvre Marguerite de Bressieu

Chanson de la Pauvre Marguerite de Bressieu

  La chanson de la Pauvre Marguerite de Bressieu, le seul poème qui nous soit parvenu d’Humbert Guillot de Goulas. Une œuvre sans doute inspirée étroitement d’une complainte que l’on chantait dans les veillées. Un poème d’une rare puissance, une dénonciation du viol comme arme de guerre. Childéric fait commencer son Marquis de Vaujany, à la bataille d’Anton, où, selon la légende, douze chevaliers noirs – Marguerite et ses compagnes – mirent en déroute l’armée d’Orange.


Quand le chasteau d’anjou fut prey
Mala fut la journeya

Lou Bourguignon y sint entré
Per ina faussa porta

Et les dames qui sont dedans
Crient : Vierge Maria !

“No criez, dame, no criez.
N’ary point de damagio.

Ne volon que l’or et l’argen
La Vaissella dorea,

La Margarita que voila
Pour nostron épousea”

La Margarita respondit
Comme mal avisea :

“j’aimerin mieu fussié pendu
Et lo château bruleya

S’à ce larron de Bourguignon
J’avin m’amour donnea.”

Y l’on pry et si l’an mené
En la pri hauta chambra

Uan y n’an fait a lior plesy
A lor nouvella guisa

Puis l’ont remis aux fran arché
Do Fran arché au page

Lou page que n’aron pitié
L’on rendu a la dame


Chanson de la Pauvre Marguerite de Bressieu : Jérusalem Céleste

 

“Tené, tené, dame Ysabeau,
Voila la Marguerite

Allé ly faire un baignolet,
Qu’ally n’est brisi malada.”

Lo baignolet ne fut pas fat
La bella randi l’arma.

Bourguignon, se t’y a eu lo corps
Tu n’en are pa l’erma

Y sarat dieu de parady
Et la Viergy Maria.


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