Rue des Patois

RUE DES PATOIS

Les patois de la Granatari
Fiches Vocabulaires

Les patois, ou comment les dauphins qui n’étaient sans doute pas doués pour les langues ont échoué, là où Lesdiguières, polyglotte avisé, fin connaisseur des parlers d’itié réussit sans coup férir

"Le patois est mort, bien mort. Les dernières authentiques patoisantes que j'ai connues, l'Adelphine C. et ses copines vivaient à Vizille au siècle dernier et étaient nées dans les années 1880... Je les revois encore discuter sur la place du château, entre les rails du tramway et la statue du Centenaire… C’était juste après la guerre, j’étais une toute petit fille… J'ai grandi, la Gran et ses amies sont parties, j'ai appris le français, quelques vagues mots d'anglais et d'allemand au lycée, des pages et des pages de latin de cuisine à l'église, jamais le dauphinois... Mais je l'ai parlé, sans le savoir, naturellement, comme on le parlait à la maison, quelques mots épars dans la conversation à la place de mots français. Une femme pas franche était boame, les petits oiseaux étaient des repatet, les femmes légères des cocoare et quand je disais bonjour en rentrant, je recevais en retour un bonjour atou…" La Sandrine

La Rue des Patois ? Onte ? Porque ?

La rue des patois, une rue fantôme comme il y a des bateaux fantômes, des villes englouties, des continents perdus. L'Imaginaire dauphinois, là où l'on parle patois est un continent perdu où conduit justement la rue des patois. Une rue déserte, silencieuse qu’arpentent quelques rares promeneurs, marchaire en Imaginaire dauphinois,  lexicographes ou patouésants nostalgiques d’un temps pas si ancien où elle était bruyante, animée, où l’on y entendait parler toutes les langues de par itiè, le Francoprovençal et l'Occitan déclinés de cent façons et sur tous les tons.

Babel Dauphinoise

Le Vieux Dauphiné était une véritable Babel, une mosaïque de parlers, de fiefs, de communautés. Il fallait bien être un Champsaurin polyglotte accompli comme Lesdiguières pour parvenir à s'y tailler un "Royaume".
Le patois du lexique de la Granatari "Francillonâ a cha pou" est pour l'instant surtout grenoblois - Charbot et Ravanat – mais les fiches de La Sandrine et le lexique Français/Dauphinois feront largement appel au Vivaro-Alpin, à Moutiers, André Faure et Han Shook notamment.
Et quelle tour pourrait mieux illustrer cette Babel que la Torre de Crest 

” Noz on pro per iquien devouida la parla, faite routir de pan et fazon la chichole”
Pour aujourd'hui nous avons dévidé assez de paroles, faites griller du pain et faisons la chichole

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